L'Auberge espagnole





Billet Nº1   •   3 novembre 2014 Révision orthographique requise!
Billet non-traduit. ☹
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Bon, ça fait trois jours que je suis sur la route. Je suis parti de Montréal et je suis passé par Vaudreuil, Brockville et Kingston. J'ai pas grand chose d'extra-ordinaire à conter, mais je me suis que ça serait l'fun de faire un petit résumé.

De Montréal à Vaudreuil

La veille de mon départ, je suis allé avec mes colocs (Julien et Jean-François), ainsi que mon amie Julie prendre une dernière poutine chez Claudette sur la rue Laurier (c'est moins populaire que la Banquise, mais c'est équivalent en terme de qualité et de prix). C'était une façon de dire adieu à Montréal. On a pas veillé tard parce que je voulais me lever tôt et partir tôt le lendemain. Je me suis effectivement levé tôt, mais avec tous les préparatifs de dernière minutes, je suis finalement parti à 14h00 seulement... (oui je sais...).

Sur ma route, j'ai croisé les restants de la manif contre les mesures d'austérité du gouvernement Couillard qui avait commencé le matin à 11h00. Je pensais que je serais déjà loin au moment du départ, c'est vous dire... J'ai par la suite suivi le canal Lachine et j'ai longé le St-Laurent dans le West-Island. Quand j'ai arrêté à vaudreuil chez ma tante pour lui dire bonjour, elle m'a bien aimablement offert de rester à dormir chez-elle. J'étais censé me rendre à Cornwall en Ontario, mais la nuit était déjà tombée. Si je restais, j'aurais à faire près de 190 km le jour suivant pour me rendre à Brockville ou m'attendais mon prochain hôte (un sympathique étudiant en technique ambulancière). Malgré la poids de mes bagages qui me ralentit quelque peu, je me disait que c'était faisable en me levant tôt.

De Vaudreuil à Brockville

Je suis parti avant le levé du soleil. On pourrait dire que j'ai changé 4 trente sous pour une piasse en préférant rouler dans la noirceur du matin plutôt que celle du soir, par contre, il y a beaucoup moins de circulation à ce moment de la journée, donc c'est plus sécuritaire. En chargeant mon vélo, ma béquille a ployé sous le poids de mes bagages, c'était un des premiers signes qui allaient me convaincre que je transporte un trop lourd fardeau. J'ai réussi à me rendre à destination sans problème. Par contre une fois sur place, la chienne de mon hôte m'empêchait de me rendre jusqu'à la porte et de sonner. Après un bon quart d'heure d'avancés et de reculs, j'étais toujours maintenu à la marge de la propriété, mais le maître de la chienne est finalement venu à ma rescousse.

De Brockville à Kingston

La route le long du fleuve s'est déroulé sans anicroche. Arrivé près de l'exutoire du lac Ontario, les choses se sont quelque peu corsées. Rien de grave, mais le vent s'est levé, il n'y a pas de barrière naturelle le long du lac. Il m'a ralenti quand il soufflait de face et m'a même jeté une fois par terre quand il soufflait de côté. Puisque j'avais déjà fait la route Montréal - Rivère-du-Loup avec mon ami Xavier quand j'étais jeune et je venais de compléter Montréal-Kingston, je me disais que j'avais fait tout le St-Laurent (passé Rivière-du-Loup, c'est rendu l'estuaire du St-Laurent non?).

J'ai été bien chaleureusement accueilli par Sandra mon hôtesse, et ses colocs. À Kingston, il y a trois secteurs d’activités vraiment importants: l'armée (sur mon chemin, je suis d’ailleurs passé par une immense base, véritable ville dans la ville), les prisons (la importante concentration de détenu au Canada m'a-t-on dit, j'ai pas de misère à le croire mais ça reste à vérifier) et l'Université Queen. Malgré toutes les critiques qu'on peut faire au milieu universitaire, j'étais content d'être tombé sur une étudiante en histoire plutôt que sur une gardienne de prison ou sur une militaire.

La maison rappelait un peu le film l'Auberge espagnole (en passant, ce n'est pas cette maison qui est dans la photo qui coiffe ce billet, croyez le ou non, c'est la meilleure photo que j,ai prise après avoir quitté Montréal -je vais essayer de faire mieux) . Il y avait des colocs de partout dans le monde, une allemande (mon hôtesse), un suédoise, une basque et une sino-américaine; il y a avait aussi une autre personne de Cuba, mais je l'ai peu vu. Toute ces personnes étaient par contre moins stéréotypées que les personnages du film.