Agur Juan!





Billet Nº3   •   7 novembre 2014 Révision orthographique requise!
Billet non-traduit. ☹
Si vous voulez m'aider à réviser (français) ou à traduire (anglais, espagnol) ce billet, cliquez ici.




Aujourd'hui, en quittant Toronto, j'ai fait la rencontre de Juan. Je devais m'acheter un nouveau pneu (pour ma roue avant) et le hasard a fait que je me suis arrêté dans la boutique où il travaillait. C'était tôt le matin et l'endroit était désert, on a donc eu le temps de discuter un peu.

Impressionné par mon projet, il a tenu à ce que je partage son déjeuner. J'ai alors appris qu'il avait quitter le Pays-Basque dans les années 70 pour fuir le franquisme. Le service militaire étant obligatoire, il avait fui pour le Chili pour l'éviter. Son passage là-bas fut de courte durée; il a heureusement su présentir la venue de la dictature avant qu'il ne soit trop tard et est venu s'établir à Montréal. Ici (je parlerai toujours de Montréal comme étant ici, même si je suis loin), il a rencontré celle qui allait devenir son épouse. Sa situation d'immigré était plutôt précaire, les objecteurs de conscience et les déserteurs de l'armée espagnole n'avaient aucune chance d'être considérés comme des réfugiés au Canada. À un certain point, il s'était résigné à devoir retourner en Espagne où il y serait vraisemblablement emprisonné et peut-être même torturé. Pourtant, une solution toute simple existait. Il était marié à une canadienne. Il ne savait pas que ça pouvait l'aider dans sa demande d'immigration. Sa femme a rempli les documents nécessaires sans lui parlé pour qu'il n'ait pas d'espoirs déçus au cas où cela ne fonctionnerait pas, mais cela a fonctionné!

Concernant mon vélo, Juan m'a vivement conseillé d'acheter un pneu haut de gamme multicouche (un marathon plus-- le pneu vaut plus que le reste de la roue) pour éviter les crevaisons (chargé comme je suis une crevaison du pneu avant me ferait certainement perdre l'équilibre si je roule à moyenne vitesse et les conséquences pourraient être assez dramatiques). Il m'a dit que jamais il n'avait dû réparer de crevaison de perforation pour ce genre de pneu (quand un objet le transperce le transperce) seulement des crevaisons d'impact (quand le peu est sous-pressurisé et que la chambre à air se coince entre la gente et le pneu, lors d,un impact). Il a tenu a changé le pneu (sans frais de pose) lui-même et m'a aussi offert une nouvelle chambre à air (la vielle ressemblait à un serpentin avec toute les patches).

Je l'ai laissé en lui disant ikusi arte et lui en me disant au revoir.