Un ami, trois continents



Raphaël lors d'une excursion en vélo.

Billet Nº56   •   30 septembre 2015 Révision orthographique requise!
Billet non-traduit. ☹
Si vous voulez m'aider à réviser (français) ou à traduire (anglais, espagnol) ce billet, cliquez ici.




C'était ma dernière journée à Lima, je pensais faire un peu d'entretien sur mon vélo avant de reprendre la route. Avant de mettre à l'ouvrage, je voulais mettre un peu de musique. En ouvrant mon ordinateur je me suis aperçu que j'avais reçu un courriel de mon ami Raphaël. Il est lui aussi en train de voyager en Amérique-du-Sud (avec propulsion extérieure) en compagnie de sa copine Vanessa. Raphaël m'a contacté alors qu'ils étaient à San-Gil, en Colombie, pendant que moi j'étais presque rendu à Pasto. On était dans le même pays, mais on n'a pas pu se voir. Toutefois, cela ne semblait être que partie remise, puisque dans son courriel, il m'annonçait qu'ils venaient d’atterrir à Lima. Donc, cette fois-ci on était dans la même ville.

J'ai rencontré Raphaël dans une autre vie, à l'époque où je faisais de l'hydrodynamique classique à l'UQAM, avant de passer à niveau supérieur et de me déplacer quelques rues à l'ouest pour pour aller faire de l'hydrodynamique relativiste (en) à McGill (je me présente souvent comme étant un cosmologue, mais fondamentalement, on dirait que je suis plus être un hydrodynamicien)1. Il avait quitté la France pour environ deux ans, le temps de faire une maîtrise en sciences de l'atmosphère. C'était quelqu'un de bien sympathique, alors je me suis rapidement lié d'amitié avec lui. L'Amérique-du-Nord, c'était le premier continent où je le voyais.

Quelques années plus tard, alors je voyageais dans les vieux pays, je suis passé par Paris et on est allé mangé dans un restaurant pas trop loin de l'Opéra Garnier (c'était un point de repère facile à trouver). Cette rencontre a failli ne jamais avoir lieu, je venais en vélo depuis Bures-sur-Yvette et le chemin que j'avais pris n'était pas toujours celui que j'avais prévu… Je suis arrivé avec près d'une heure de retard je crois, mais Raphaël m'avait quand même attendu (ça c'est un bon ami!). L'Europe, c'est le deuxième continent où je l'ai vu.

À Lima on s'est rendu compte qu'on était non seulement dans la même ville, mais aussi dans le même quartier (Miraflores – presque toutes les auberges de randonneurs sont situé dans le quartier). Eux venaient d'arriver d'Iquitos. Ils avaient remonté l'Amazone en bateau depuis Léticia en Colombie. J'avais pensé faire la même chose, mais logistiquement, c'était un peu compliqué avec le vélo puisqu'on peut se rendre là-bas seulement par voie aérienne où fluviale. Si eux venaient d'arriver, moi j'allais partir le lendemain matin. On s'est donc rencontrer en soirée pour manger (moi pour souper et Raphaël et Vanessa pour dîner ;-). De la nourriture typiquement péruvienne, on en mangeait tous les jours, donc pour faire changement, on est allé dans une pizzéria. Preuve de leur amabilité, ils ont réglé la facture pour moi (merci!). L'Amérique-du-Sud, c'est le troisième continent où j'ai vu Raphaël. Il en reste encore quatre autre où on pourra se croiser (mais bon pour l'Antarctique, je ne fonde pas trop d'espoir).

Si vous voulez jeter un coup d’œil aux aventures de Raphaël et Vanessa, voici leur blogue: http://deviaje.fr

Amérique-du-Nord Europe Amérique-du-Sud

Au restaurant avec Raphaël. Gauche: à Halifax avec Michael Power (de rares personnes reconnaîtront le centre des congrès). Centre: À Paris (ici, c'est vraiment pas évident). Droite: à Lima avec sa copine Vanessa (là on voit des affiches en espagnol et des prix en sols).


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Tant qu'a publier un billet sur comment s'est conclu ma semaine à Lima, j'aimerais partager quelques conseils touristiques

Musée de l'or du Pérou

On m'a beaucoup vanté le Musée de l'or du Pérou. Premièrement, vous devez savoir que ce n'est pas un musée immense. Par ailleurs, ce n'est pas non plus un musée de l'or, mais un musée de l'or et des armes, donc c'est deux fois plus petit que ce qu'on peut penser. Le rez-de-chaussé est consacré à la collection d'armes (mousquets, pistolets, épées, dagues, casques, médailles, selles et éperons de jouaux, uniformes, etc.) et le sous-sol à la collections d'artefacts en or. En fait ceux-ci ne sont même pas tous en or (une bonne partie est en pierre). Bon, moi en ce qui me concerne, ça me dérange plus ou moins, d'abord que les pièces exposées aient un certain intérêt archéologique ou artistique, mais si vous allez là-bas dans l'idée de vous émerveiller devant de l'orfèvrerie précolombienne ou coloniale, vous risquez probablement d'être déçu. Il y avait quelques objets intéressants, dont beaucoup de toumis (couteaux cérémoniels utilisés par les mochés, chimous et les incas), mais il n'y avait ni guide, ni audio-guide (ils étaient en réparation) et assez peu de panneaux explicatifs et ça manquait. Si jamais vous avez l'occasion des passer par le Musée du seigneur de Sipan (es) à Lambayeque ou au Musée de l'or de Bogota, c'est nettement plus intéressant. Ce musée ne vaut certainement pas les 30 sols (environ 12$) qu'on demande, sauf peut-être, si vous êtes amateur d'armes (la collections était assez complète, tant pour la diversité géographique que temporel), mais ce n'est pas mon cas...


Mistura

Mistura, c'est un festival de nourriture. Il y a plein de kiosques et l'idée, en théorie, c'est d'avoir de petites portions pour goûter un peu toutes les saveurs du Pérou. C'était la fin-de-semaine et c'était bondé. Les kiosques les plus intéressants avaient des files interminables. J'avais pensé m'en aller, mais j'avais déjà payé 30 sols juste pour rentrer sur le site. En plus, j'étais venu avec 3 autres personnes qui n'avaient pas de vélo, donc on avait dépensé de l'argent pour un taxi. Pour goûter aux plats, il fallait acheter des coupons. Les portions étaient trop grandes pour coûter presque rien, mais trop petites pour vraiment rassasier. J'ai acheter deux fois pour 30 sols de coupons, donc cela fait environ 36$ avec l'entrée!!! Habituelleemnt, je cherche à faire des activitées gratuites et un repas complet coûte rarenent plus de 8 sols. Le pire c'est que quand je suis sorti, j'ai dû passer à l'épicerie parce que j'avais encore faim… Ce festival peut être intéressant pour les gens (ceux qui en ont les moyens) qui ne visiteront pas le reste du pays, mais pour ma part, je peux manger de l'alpaga ou du cochon d'Inde dans les Andes, du céviché (de poulet ou de canard) sur la côte ou leur boisson de maïs mauve un peu partout et en plus ça va être préparé par une mère de famille cherchant arrondir ses fins de mois.

Tombe de Pizarro

À ce qu'il paraît la Cathédrale de Lima abrite la tombe de Francisco Pizarro. Je trouvais ça un peu incongru, mais animé d'une curiosité malsaine, je voulais voir de mes yeux vu la tombe du génocidaire. Bien que c'était censé être ouvert tous les jours de 9h00 à 17h00, je me suis toujours heurté à des portes closes...


Note: La photo du toumi a été prise sur le site web du musée de l'or (les photos sont interdites là-bas) et celle de la tombe de Pizarro sur Wikicommons (je n'ai jamais pu entrer dans la cathédrale).




1. Comment interpréter cette phrase? Si vous pensez que c'est une boutade envers l'UQAM, cela illustre le peu d'estime que vous avez, consciemment ou non, pour cet établissement. Si vous pensez que c'est une boutade envers l'hydrodynamique classique, cela illustre le peu d'estime que vous avez, consciemment ou non, pour cette branche de la physique. Je sais, vous auriez mieux fait de ne pas lire ce passage ;-)