L'ironie du sort



Le maillon faible de ma chaîne...

Billet Nº96   •   4 avril 2017 Révision orthographique requise!
Billet non-traduit. ☹
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Je suis resté deux nuits dans une petite ville qui s’appelle Estância. J’avais besoin d’un accès à Internet, pour travailler, mais la première nuit, je suis arrivé tard, je suis donc allé campé. Le lendemain matin, je suis allé à la recherche d’une chambre pas trop chère. J’en ai trouvé une (30 reals avec le déjeuner inclus – 12 dollars), mais après m’être installé, Internet s’est mis à mal fonctionner. C’est vrai que c’est un peu ironique de payer une chambre pour avoir Internet et de ne pas l’avoir (en plus de perdre une journée) mais ça ne mérite de faire l’objet d’un billet. En fait, ce billet, c’est l’histoire d’un bris mécanique un peu spécial.

Le route d’Estância à Aracaju n’est que de 70 km. Ça devait être tranquille, je me suis donc permis de partir assez tard (vers midi) pour rentabiliser ma location (Internet fonctionnait par intermittence). Normalement, je raconte à tout le monde que j’aime partir tôt parce que si tout va bien, j’arrive tôt; dans le cas contraire, si un problème mécanique (ou autre) survient, ça me laisse le temps de le régler (ou de chercher de l’aide) sans arriver trop tard.

Ma pédale droite à commencé à faire du bruit, puis à se bloquer, se débloquer. C’est vrai que mes pédales ont beaucoup servi (environ 25 000 km depuis Bogota), mais j’ai l’impression l’eau salée de la péninsule de Marau (pt) aura donné le coup de grâce…. Quoiqu’il en soit, à part mettre un peu d’huile, je ne pouvais rien faire, je n’ai pas les outils pour démonter des pédales (en fait, je ne suis même pas sûr que c’est fait pour être démontées?). J’avais peur que ma pédale se bloque définitivement et que je ne puisse avancer, au mieux, qu’avec beaucoup de difficultés, mais ce n’est pas ma pédale qui a lâché. En fait ce qui m’a causé un souci énorme cette journée-là, c’est qu’un des maillons de ma chaîne s’est brisé. Je n’étais pas content, mais au moins, j’avais un démonte-chaîne pour faire la réparation.

Je voyage avec beaucoup de bagages. On me demande souvent le poids de tout ça, mais je ne le connais pas. Mes outils sont sans doute ce qui a de plus lourd. Il y en a que j’utilise avec plus de fréquences, d’autre moins, mais mon démonte-chaîne, je ne m’en était jamais servi. J’ai évidemment changé ma chaîne à quelques reprises depuis mon départ, mais comme je devais aller dans un magasin de vélo pour en acheter une nouvelle, on m’a toujours offert de faire le changement sur place.

Après m’avoir interrogé sur le poids du vélo, les gens enchaînent généralement avec une autre question afin de savoir si j’ai vraiment besoin de tout ce que je transporte. Je reprends alors presque toujours l’exemple du démonte-chaîne: «Je ne m’en suis jamais servi jusqu’à présent, mais je serais bien mal pris si je m’en départissais et que la chaîne se brisait au milieu de nulle-part, non?». Donc, dans un certain sens, j’étais un peu content de l’utiliser. Par contre, après trois ou quatre tours de manivelle, il s'est brisé...

L'image n'est pas très claire, mais la pointe du démonte-chaîne s’est brisée avant que je n'ai pu réparer ma chaîne…


J’ai dû terminer la quinzaine de kilomètre restante en marchant dans les montées, en trottant sur le plat et en laissant la gravité agir dans les descentes. Je voulais passé dans un atelier de vélo, mais ils étaient tous en train de fermer... Par chance, le chemin était sans relief exagérément prononcé. Le jour suivant, je suis allé au magasin de vélo acheter des nouvelles pédales (qui ont coûté une fortune!!!), un maillon de chaîne et un nouveau démonte-chaîne… Devrais-je souhaiter qu’il va me servir cette fois?


Commentaire inutile à m’envoyer: Ce qui serait vraiment ironique, ça serait de faire le voyage que tu as fait mais en fixie. –Un fan d’Arcade Fire